Vous êtes militaire d'active et vous avez effectué une ou plusieurs opérations extérieures (OPEX) ? Le Titre de Reconnaissance de la Nation (TRN) vous est peut-être accessible. N’attendez pas pour le demander, car chaque année sans TRN vous prive de l’accès à la Retraite Mutualiste du Combattant (RMC).
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Publié le 16 avril 2026
La réponse est souvent oui, et beaucoup de militaires en activité l'ignorent. Le TRN est une reconnaissance officielle de l'État envers les militaires ayant servi en OPEX. Il n'est pas réservé aux anciens combattants en fin de carrière ou aux vétérans de conflits historiques. Il est ouvert aux militaires des forces armées françaises, ayant participé à des opérations extérieures figurant sur la liste officielle des conflits ouvrant droit à cette reconnaissance. Cette liste est mise à jour chaque année au Journal Officiel.
L'éligibilité ne dépend pas de votre grade, de votre arme, ni de votre ancienneté. Elle repose sur une seule condition : la durée de service en opération.
La condition est simple : avoir accompli au moins 90 jours de service lors d'opérations extérieures, consécutifs ou non.
Ces 90 jours peuvent être répartis sur plusieurs OPEX distinctes, au fil des années. Un militaire ayant participé à deux ou trois opérations de courte durée peut donc atteindre ce seuil sans le savoir.
Si vous avez servi en OPEX à plusieurs reprises, prenez le temps d'additionner vos jours de présence effective sur le théâtre d'opérations.
Obtenir le TRN pendant la période d'activité, et non au moment de la retraite, change considérablement ce que vous pouvez en faire.
L'avantage principal ? Pouvoir adhérer à la Retraite Mutualiste du Combattant et commencer à construire votre complément de retraite dès aujourd'hui.
Le TRN est la clé d'accès à la Retraite Mutualiste du Combattant.
La RMC fonctionne comme un contrat d'épargne retraite à long terme. Vous versez des cotisations pendant votre carrière, et vous percevez une rente viagère à partir de 50 ans, cumulable avec votre pension militaire.
Plus vous commencez tôt, plus votre capital se constitue dans la durée. Un militaire qui ouvre sa RMC à 28 ans dispose de vingt à vingt-cinq années de cotisation avant le départ à la retraite. Attendre la fin de carrière, c'est se priver de cette période de capitalisation.
La rente perçue à la retraite est revalorisée chaque année et majorée par l'État (dans les limites fixées annuellement par l'État et sous réserve des conditions de cotisation).
Elle peut également être transmise à vos proches sous forme de capital, selon l'option choisie lors de l'adhésion.
L'autre avantage de la démarche anticipée est fiscal. Les cotisations versées sur la RMC sont déductibles de vos revenus imposables, dans les limites définies par la loi. Chaque année de cotisation pendant votre service actif est donc une année d'optimisation fiscale.
À terme, la rente perçue est exonérée d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, dans les limites légales en vigueur. Ce régime fiscal favorable fait de la RMC un outil de préparation à la retraite particulièrement adapté à la situation des militaires.
Chaque année sans TRN et sans RMC est une année de cotisation perdue, une année d'avantages fiscaux non activés, et une année de capitalisation en moins sur votre rente future.
La demande est possible, même en cours de carrière. Les étapes précises et les documents à réunir sont détaillés dans notre article sur les démarches à effectuer pour obtenir le Titre de Reconnaissance de la Nation.
Si vous souhaitez faire le point sur votre situation ou vérifier votre éligibilité, un conseiller CARAC est disponible pour vous accompagner.
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