Chaque début d’année apporte son lot de nouveautés. 2026 ne fait pas exception, avec plusieurs évolutions qui concernent directement votre épargne, votre fiscalité et vos choix patrimoniaux. L’objectif de cet article : vous aider à comprendre simplement ces changements et à adopter les bons réflexes.
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Publié le 11 février 2026
En raison de la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) votée dans le cadre du budget 2026 de la Sécurité sociale, à compter du 1er janvier 2026, certains revenus financiers sont davantage taxés.
Les revenus dits « financiers purs » supportent désormais une CSG portée de 9,2% à 10,6 %, ce qui fait passer la flat tax de 30 % à 31,4 %. Sont concernés :
Bonne nouvelle : cette hausse ne concerne pas toute l’épargne. Restent préservés :
Le bon réflexe : les évolutions fiscales ne doivent pas être perçues uniquement comme des contraintes. Elles peuvent aussi ouvrir de nouvelles opportunités, à condition d’adopter les bons réflexes. Un échange avec votre conseiller vous permettra de faire le point sur vos placements et d’ajuster votre stratégie, avec un objectif clair : préserver une performance durable sans subir l’alourdissement des prélèvements.
Les PEL ouverts à partir du 1er janvier 2026 bénéficient désormais d’un taux de 2 % brut, garanti pendant toute la durée du plan (jusqu’à 15 ans). Un signal positif pour celles et ceux qui envisagent un prêt immobilier à moyen terme et recherchent une épargne sécurisée.
Les PEL ouverts depuis 15 ans ou plus seront automatiquement clôturés par les banques à partir de 2026. Les sommes seront alors transférées sur un livret bancaire ordinaire … beaucoup moins rémunérateur et lourdement fiscalisé.
Le bon réflexe : anticiper cette échéance pour redonner du souffle à votre épargne, plutôt que de subir une baisse de rendement. Pour cela, l’assurance-vie est un relais naturel pour votre épargne sécurisée :
Pour les versements réalisés en 2026, les plafonds de déduction fiscale sont ajustés. Vous pouvez déduire :
Pour les indépendants et travailleurs non-salariés, le plafond peut atteindre 88 911 €.
À partir du 1er janvier 2026, les épargnants disposeront de 5 ans, et non plus 3, pour utiliser leurs plafonds de déduction non consommés.
En pratique, cela signifie que si vous n’avez pas utilisé tout votre plafond de déduction une année donnée, vous pourrez le reporter plus longtemps. C’est une bonne nouvelle pour celles et ceux qui souhaitent optimiser leur fiscalité en fonction de leurs revenus ou de leurs projets.
En résumé : Plus de souplesse pour lisser vos versements et profiter pleinement des avantages fiscaux du PER.
La loi de finances pour 2026 introduit un changement majeur : les versements volontaires effectués sur un PER après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable.
L’objectif affiché est de recentrer le PER sur sa vocation première : préparer la retraite, et non servir d’outil d’optimisation fiscale tardive.
Ce qui change concrètement :
Le bon réflexe : n’attendez pas la fin de l’année pour effectuer vos versements sur votre PER. En alimentant votre contrat plus tôt, vous profitez pleinement de son potentiel de performance sur la durée. Par ailleurs, si vous disposez déjà d’un PER qui ne correspond plus à vos attentes, vous avez la possibilité de le transférer vers un autre plan mieux adapté à vos objectifs et à votre situation.
Bonne nouvelle côté visibilité : la réforme des retraites est suspendue.
Les règles actuelles d’âge légal et de durée de cotisation restent donc inchangées, apportant une certaine stabilité aux actifs proches de la retraite.
Le bon réflexe : profitez de cette stabilité pour faire un point sur votre future retraite : vérifiez vos droits et vos trimestres acquis, mettez en place (ou renforcez) une stratégie d’épargne retraite progressive. La meilleure réforme reste l’anticipation personnelle !
À partir de 2026, la déclaration des dons manuels et des dons de sommes d’argent se fait exclusivement en ligne, via votre espace personnel sur le site des impôts. Pour rappel, la déclaration d’un don est à réaliser par le donataire (celui qui reçoit le don).
Les règles fiscales ne changent pas (abattements, exonérations, délais), mais la démarche devient entièrement dématérialisée.