L’assurance vie reste un placement privilégié grâce aux fonds en euros et aux unités de compte. Focus sur ces deux types de supports.
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Publié le 14 janvier 2026
L’assurance vie reste un placement privilégié pour faire fructifier son épargne, combinant sécurité et potentiel de rendement. Les fonds en euros offrent une performance stable avec un capital garanti, tandis que les unités de compte proposent un rendement plus élevé, mais exposé aux fluctuations des marchés financiers. Comprendre ces deux types de supports est essentiel pour optimiser ses gains et choisir le contrat le mieux adapté.
Le fonds en euros est un support d’investissement sécurisé proposé dans les contrats d’assurance vie, garantissant le capital investi et offrant des intérêts définitivement acquis chaque année grâce à l’effet cliquet. Il est principalement investi en obligations, ce qui assure une performance stable mais généralement modérée.
Les fonds en euros connaissent depuis 2023 un regain d’attractivité après près d’une décennie de baisse continue. En 2024, leur rendement moyen s’est établi autour de 2,6 % net de frais de gestion selon France Assureurs, un niveau qui marque une amélioration notable par rapport aux années précédentes.
Cette moyenne masque toutefois une certaine diversité de situations selon les contrats. Les données publiées par France Assureurs montrent en effet que 25 % des encours ont été rémunérés à un taux égal ou inférieur à 2,48 %, tandis que les trois quarts restants n’ont pas dépassé 2,97 %. Autrement dit, la majorité des contrats se situent dans une fourchette resserrée comprise entre 2,5 % et 3 %.
Certains contrats, souvent considérés comme les plus compétitifs du marché, ont néanmoins affiché des résultats supérieurs à cette moyenne et dépassé la barre des 3 %.
Depuis 2022, les nouvelles obligations émises sur les marchés offrent des coupons nettement plus élevés qu’auparavant. Les assureurs, qui gèrent principalement des portefeuilles obligataires pour garantir la sécurité du fonds en euros, peuvent ainsi remplacer progressivement leurs anciens titres faiblement rémunérés par des titres plus rentables.
Certains assureurs recourent à des mécanismes internes pour lisser ou renforcer ponctuellement les rendements de leur contrat d’assurance vie.
La principale réserve mobilisée est la provision pour participation aux bénéfices (PPB), une réserve constituée au fil des ans grâce aux excédents dégagés par les contrats. Les assureurs peuvent y puiser pour renforcer le taux servi une année donnée, notamment lorsque le marché est porteur ou lorsqu’ils souhaitent maintenir la compétitivité de leur offre.
À cela s’ajoutent parfois des dispositifs commerciaux temporaires — souvent appelés « boosts », primes de rendement ou taux bonifiés — qui améliorent le rendement sur les nouveaux versements ou sur une partie de l’épargne, généralement sous certaines conditions. Ces opérations visent surtout à attirer de nouveaux clients ou encourager des arbitrages vers des contrats plus récents.
Le taux moyen du fonds en euros donne une tendance générale, mais il ne reflète pas les spécificités de chaque contrat d’assurance vie.
Pour évaluer correctement la performance potentielle d’un fonds en euros, il est indispensable de consulter la fiche de rendement du contrat d’assurance vie. On y trouve les informations suivantes :
L’analyse de la structure d’investissement du fonds en euros est également importante. Certains fonds en euros sont très majoritairement composés d’obligations classiques, tandis que d’autres intègrent une part d’actifs plus dynamiques — immobilier, actions, produits structurés — susceptibles de générer de meilleures performances, mais aussi davantage de volatilité.
Il convient également d’examiner les frais appliqués par le contrat d’assurance vie, car ceux-ci influencent directement le rendement net que vous toucherez : des frais de gestion trop élevés peuvent gommer une partie du gain.
Les conditions d’attribution des majorations ou taux bonifiés doivent être étudiées attentivement. Certaines offres « boostées » ne s’appliquent que sur de nouveaux versements, d’autres exigent un investissement minimal en unités de compte, et certaines encore sont limitées dans le temps.
Quand on examine les unités de compte au sein d’un contrat d’assurance vie, il faut garder à l’esprit que ces supports offrent un potentiel de rendement plus élevé qu’un fonds en euros classique, mais qu’ils exposent également l’épargnant à des risques bien plus marqués.
En 2024, le bilan global de l’assurance vie en UC montre une performance moyenne nette de frais d’environ +4,1 % selon les données de France Assureurs.
Pour une partie des portefeuilles UC investis principalement en actions ou en fonds diversifiés, la performance a été plus soutenue — certaines catégories affichent une augmentation de l’ordre de +8,5 %.
Par ailleurs, les fonds obligataires ou monétaires intégrés aux UC ont aussi contribué positivement à cette performance, quoique dans une moindre mesure.
Cette attractivité retrouvée s’explique en partie par la composition des UC. En mêlant actions, obligations, parfois immobilier ou autres actifs, elles profitent de la reprise des marchés financiers et de la remontée des rendements obligataires. De ce fait, un investissement en UC peut, sur un horizon moyen à long terme, dépasser largement le rendement d’un fonds en euros. Mais ce potentiel plus élevé s’accompagne d’une volatilité plus forte : certaines catégories d’UC, notamment les fonds immobiliers, peuvent connaître des performances négatives — en 2024, France Assureurs signale une contribution défavorable des UC immobilières, ce qui montre clairement la fragilité de certains segments de marché.
Le rendement médian ou moyen ne suffit pas à évaluer ce que l’épargnant percevra réellement. Il faut aussi tenir compte des frais récurrents liés aux UC. En 2024, ces frais s’établissaient, pondérés par l’encours, autour de 1,62 %. Ces frais diminuent d’autant la performance nette effective. Il est donc possible qu’un fonds UC performant, mais très actif (actions, investissements dynamiques), voit son rendement net amputé de manière significative par ces frais, surtout en cas de retournement des marchés.
La diversification au sein des UC joue un rôle clé pour tempérer le risque : un portefeuille bien équilibré — mêlant action et obligations — peut lisser les fluctuations. En revanche, un investisseur qui se focalise sur un segment (par exemple actions ou immobilier) s’expose à de fortes baisses en période défavorable.
Aucun rendement n’est garanti, car contrairement à un fonds en euros, le capital investi en UC n’est jamais garanti. Une baisse des marchés se traduit immédiatement par une perte latente, matérialisée seulement en cas de rachat ou arbitrage.
Pour les fonds en euros, les projections demeurent plutôt favorables tant que les taux obligataires restent à un niveau élevé. Les assureurs continuent en effet de réinvestir progressivement dans des obligations nouvelles, mieux rémunérées, ce qui améliore la performance de leur portefeuille général. Dans ce contexte, le rendement moyen pourrait se maintenir entre 2,5 % et 3 % nets de frais de gestion.
Les meilleurs fonds, ou ceux bénéficiant d’une politique de bonification temporaire, pourraient même dépasser cette fourchette.
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