Les différents âges d’un contrat d’assurance vie

Assurance vie
Vous souhaitez souscrire une assurance vie mais vous vous demandez comment le contrat pourra évoluer au fil des événements de votre vie ? Pour vous aider à vous projeter d’ici 5, 10 ou 20 ans, suivez le guide.

Vous venez de souscrire une assurance vie, ou vous envisagez de franchir le pas mais vous ne savez pas comment le contrat peut vous accompagner au fil des événements de votre vie ? Pour vous aider à vous projeter d’ici 5, 10 ou 20 ans, on vous dit tout sur les différents âges du contrat.

Souscrire un contrat d’assurance vie, une initiative constructive

Vous ne savez pas si c’est le moment pour vous de souscrire un contrat d’assurance vie ? Même si vous êtes jeune et que vos capacités d’épargne sont limitées, sachez que l’essentiel est de prendre date. Et pas inquiétude : l’adhésion est un moment important mais cela n’a rien de compliqué.

Fonctionnement de l’assurance vie : l’adhésion

L’adhésion peut être réalisée à distance ou avec l’aide de votre conseiller. Remplir la demande d’adhésion n’est qu’une formalité mais il ne faut pas pour autant la négliger. Si vous avez des doutes sur la manière de la compléter (options du contrat, choix des supports, choix des bénéficiaires en cas de décès, etc.), il est toujours bon de demander conseil.

Contrat d’assurance vie : des solutions à tout âge
Votre premier versement se fait par chèque à votre nom

Il y a toujours un montant minimum à verser, qui varie selon le contrat et les modalités de versements ultérieurs choisies (libres ou périodiques). Il s’inscrit dans une fourchette très large, de 10 à 2 000 euros. En moyenne, le versement initial est de 250 euros.

Exercer votre droit de renonciation

Bien sûr, vous avez le droit de changer d’avis : tout adhérent a la faculté de renoncer à son adhésion, par lettre recommandée avec accusé de réception. À titre d’exemple, à la Carac, le délai de renonciation est de 30 jours calendaires. Bien entendu, si vous renoncez, la totalité des sommes vous sera reversée.

Comment choisir son assurance vie et ses supports d’investissement ?

Vous avez le choix entre différents supports d’investissement : contrat en unités de compte (les fonds sont investis sur les marchés boursiers ou immobiliers), contrat monosupport en euros (les fonds sont garantis) ou contrat multisupports (panachage de placements en euros et en unités de compte).

Si vos projets s’inscrivent à moyen terme

(premier achat immobilier, études des enfants, projet professionnel, etc .), vous opterez de préférence pour un contrat monosupport en euros. Ce placement financier offre un rendement mesuré mais entièrement garanti.

Pour vos projets à plus long terme

(préparer votre retraite, transmettre un patrimoine, etc.), un contrat multisupports est un choix judicieux. L’épargne peut être placée sur des fonds actions permettant d’accéder aux opportunités de performance des marchés financiers et un support sécurisé en euros. Vous déterminez la répartition de votre investissement selon vos objectifs, votre connaissance des marchés financiers et votre horizon de placement. 

À retenir
Contrat d’assurance vie monosupport ou multisupports ? Choisissez selon l’horizon de vos projets !
> pour vos projets à moyen terme : monosupport libellé en euros
> pour vos projets à plus long terme : multisupports en euros et en unités de compte


L’exemple d’Alice

Alice, 40 ans, secrétaire de direction, veut s’assurer de revenus complémentaires à l’heure de la retraite, voire transmettre un capital à ses enfants à des conditions fiscales avantageuses. Elle souscrit une assurance vie en unités de compte, verse 150 euros lors de l’adhésion et met en place des versements automatiques mensuels.


ALLER PLUS LOIN

Consulter notre guide conseils "Comment bien choisir son assurance vie"

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Assurance vie : le bon calcul pour votre épargne

Avec l’assurance vie, vous épargnez à votre rythme : petites mensualités ou sommes plus importantes   versées ponctuellement, tout est possible. Dans tous les cas, votre épargne est valorisée selon le type de contrat souscrit et les supports d’investissement choisis. 

Quels types de versements sur votre assurance vie ?

Vous pouvez choisir d’effectuer des versements ponctuels ou d’épargner de façon périodique

(tous les mois, trimestres, semestres, ans), par prélèvement automatique. Vous pouvez aussi faire les deux ! À noter : votre contrat stipule toujours les montants de versement minimum à respecter. 

Les frais sur versements libres peuvent être dégressifs en fonction de leur montant.

Pour certains contrats, plus le versement est élevé, plus les frais sur versements sont faibles. Et, parfois même, ces frais sont plafonnés.  

Le principe de l’assurance vie multisupports : le droit de changer de cap

Au fil du temps et des événements de la vie, vos projets sont susceptibles d’évoluer, vos ambitions de grandir ou d’être revues à la baisse. Votre contrat d’assurance vie peut s’adapter à ces changements.

Rappel
Dans le cadre d’un contrat multisupports, vous avez le choix entre différents modes de gestion

  • la gestion libre ou directe, avec laquelle vous gérez seul votre contrat et tout en surveillant les fonds. Votre vigilance est grande et vous êtes capable de réagir rapidement pour vous assurer de l’adéquation entre l’évolution des supports d’investissement avec vos objectifs.
  • la gestion profilée, la plus sereine. Vous choisissez une répartition de vos supports clés en main en fonction de votre profil d’investisseur.
  • la gestion à horizon, idéale en vue de la retraite ou d’un terme fixé. Votre épargne investie sur des supports à risques est progressivement sécurisée par des arbitrages automatiques annuels, sans frais.

À tout moment, vous pouvez changer de mode de gestion et de profil

  • Vous êtes devenu un investisseur avisé et vous souhaitez piloter vous-même vos placements ? Passez de la gestion profilée à la gestion libre.
  • Vous avez 25 ans et un contrat d’assurance vie d’un an, d’une valeur de 10 000 euros, grâce à une donation de vos grands-parents ? Le temps est votre allié : vous quittez le profil prudent pour le profil dynamique, afin de booster la performance du contrat. Votre objectif : dans 8 ans, réalisez votre premier achat immobilier grâce à un apport conséquent.

Les arbitrages, pour changer de fonds

Sur un contrat multisupports, vous pouvez déplacer une partie de votre épargne d’un fonds vers un autre, ce qui revient à changer sa répartition. Il existe des options d’arbitrage automatique, qui permettent par exemple de sécuriser des gains générés par les unités de compte ou au contraire de dynamiser les intérêts générés par le support en euros.

Notre conseil
Programmez des versements réguliers, pour épargner sans y penser et atténuer les effets des éventuelles baisses des marchés financiers.


L’exemple d’Alice

Alice a versé chaque mois sur son contrat d’assurance vie 50 euros pendant quatre ans, puis 100 euros par mois pendant les quatre années suivantes, profitant d’une augmentation de salaire. La 6e année, suite au décès de son père, Alice a reçu 160 000 euros en héritage, qu’elle a versés sur son assurance vie. Au bout de 8 ans, avec un capital de 395 821 euros, avec les intérêts et plus-values, soit un rendement moyen de 3 %, elle a pu constater que l’assurance vie était le bon calcul pour son épargne.

Les rachats partiels d’assurance vie, pour les besoins de liquidités

Avec l’assurance vie, votre capital reste disponible tout au long de la vie du contrat. Pour financer des travaux, un mariage ou faire face à un coup dur, vous disposez de votre épargne sous forme de rachats partiels. 

Fiscalité de l’assurance vie : les avantages du rachat partiel après 8 ans

fiscalité assurance vie : rachat assurance vie et imposition
Le choix entre deux options d’imposition des plus-values

  • prélèvement forfaitaire libératoire : prélevé à la source, son taux ne dépend pas du revenu global du contribuable. Il est dit « libératoire », car il n’intègre pas l’impôt sur le revenu, bien que le contribuable soit tenu de le déclarer.
  • ou impôt sur le revenu : les intérêts et plus-values sont intégrés à votre revenu imposable.

Notez que Les prélèvements sociaux s’appliquent dans les deux cas, sans dégressivité.

Un taux pour le prélèvement forfaitaire libératoire différent selon l’âge du contrat

  • moins de 4 ans : prélèvement forfaitaire libératoire de 35 %
  • de 4 à 8 ans : prélèvement forfaitaire libératoire de 15 %
  • plus de 8 ans : prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%

Quelques cas d’exonération

Dans certaines conditions touchant le souscripteur ou son conjoint, les plus-values ne sont pas taxées :

  • licenciement
  • liquidation judiciaire
  • mise en retraite anticipée
  • invalidité

Cette disposition s’applique jusqu’à la fin de l’année qui suit celle où l’événement se produit (art. 125-OA du code général des Impôts).

À retenir
L’idéal : le rachat partiel d’assurance vie après 8 ans
Avec l’assurance vie, au-delà de 8 ans, les plus-values et intérêts sont exonérées d’impôt, dans la limite de 4 600 euros par an pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple soumis à une imposition commune.

Rente viagère ou sortie en capital, pour récupérer ses fonds

Selon votre situation et vos envies, vous pouvez percevoir la totalité de votre épargne (sortie en capital) ou opter pour un complément de revenus à la retraite (sortie en rente viagère). L’assurance vie s’adapte ainsi à vos besoins et à vos choix de vie. Mais attention, la fiscalité diffère…

La rente viagère, pour un complément de revenus à vie

Votre capital est converti en rente viagère, versée de manière périodique jusqu’à la fin de vos jours. Son montant est calculé notamment en fonction de l’épargne constituée sur votre contrat, de votre âge et de votre espérance de vie. Si les intérêts du contrat sont exonérés d’impôt sur le revenu, le complément de revenus est imposable pour une fraction de son montant (de 50 % à 70 %) qui dépend de votre âge. Cette fraction est également soumise aux prélèvements sociaux.

La sortie en capital, pour réaliser vos projets

Une sortie en capital vous permet de concrétiser un projet, comme acheter une maison ou – pourquoi pas ! – un voilier pour faire le tour du monde. La fiscalité est intéressante, particulièrement après 8 ans : le taux d’imposition est alors seulement de 7,5%. À noter qu’un rachat total entraîne la clôture de votre contrat.
À noter cependant qu’à moins d’un besoin impérieux, procéder à un retrait partiel du montant maximum autorisé est une idée judicieuse. En laissant des fonds, vous maintenez votre contrat en profitant de son antériorité. Si, par la suite, vous désirez réinvestir en assurance vie, vous n’aurez pas besoin d’attendre 8 ans pour retirer vos capitaux en profitant des avantages fiscaux du contrat.

Assurance vie : imposition rente viagère ou sortie en capital.

Les rachats partiels programmés

Le choix d’effectuer des retraits partiels programmés permet de bénéficier d’un revenu complémentaire modulable, tout en laissant le reste de votre épargne continuer à fructifier. Vous conservez également les avantages successoraux liés à votre assurance vie.

Notre conseil
Protégez votre conjoint avec l’option rente de réversion
La réversion permet de verser une partie de votre rente à votre conjoint survivant à votre décès. Une option sécurisante pour compléter la pension de réversion du régime obligatoire.


L’exemple d’Alice

A 62 ans, Alice a pris sa retraite. Pour améliorer ses revenus, elle a choisi de transformer son capital en rentre viagère. Chaque année, elle perçoit ainsi 2 000 euros. Cumulé avec sa pension, elle peut désormais voyager… Alice a souscrit l’option rente de réversion. En cas de décès, jusqu’à 100 % de sa rente peut être reversé à son mari.

Transmettre son patrimoine hors droits de succession ou héritage

L’assurance vie est un excellent vecteur de transmission du patrimoine. En cas de décès, elle permet d’organiser sa succession dans des conditions fiscales avantageuses. Les sommes versées aux bénéficiaires désignés sont hors droits de succession (ou héritage). Un réel avantage sur les plans juridique et fiscal. 

Désignation de bénéficiaires : l’essentiel à savoir 

Votre contrat d’assurance vie vous permet de désigner les bénéficiaires qui percevront le capital, constitué des sommes investies bonifiées des intérêts. Cette disposition n’est pas obligatoire. Toutefois, si vous n’avez désigné aucun bénéficiaire, les capitaux de votre contrat seront intégrés à votre actif successoral avec deux conséquences : ils seront soumis aux droits de succession et la répartition entre vos héritiers obéira aux règles de droit commun.  

Protéger ou favoriser la (les) personne(s) de votre choix 

Vous êtes libre de désigner le(s) bénéficiaire(s) de votre choix : conjoint, enfants, petits-enfants… ou toute autre personne en dehors du cercle familial (amis). L’assurance vie vous donne ainsi la liberté d’améliorer la situation d’un ou plusieurs héritiers ou de privilégier un tiers.

Conditions fiscales de la transmission : les grands principes

Les sommes versées avant les 70 ans du souscripteur

Elles sont exonérées de taxes jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire (capital et intérêts transmis). Au-delà, elles sont taxées à 20%, puis à 25% au-dessus de 902 838 euros.

Les sommes après les 70 ans du souscripteur

Seules les sommes versées (le capital, et non les intérêts) sont soumises aux droits de succession, et les 30 500 premiers euros de capital sont exonérés.

Notre conseil :
La clause bénéficiaire de l’assurance vie
Veillez à ce qu’elle soit toujours à jour et précise et à porter les mentions « à défaut » ou « vivant ou représenté » dans le cas où le bénéficiaire vienne à décéder avant vous.


L’exemple d’Alice

Dans la clause bénéficiaire de son contrat, Alice a désigné ses enfants. À son décès, ils percevront le capital, en profitant du cadre fiscal avantageux de l’assurance vie. 

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