Mutuelle d’épargne, de retraite et de prévoyance, la Carac dévoile l’édition 2018 en deux volets de son baromètre consacré à l’entraide familiale. Le premier volet est dédié à un état des lieux de l’épargne et de la préparation à la perte d’autonomie chez les Français. Le second, cette année, fait le point sur la situation financière des générations les plus jeunes : les lycéens et les étudiants. Comment vivent-ils ? Quelles sont leurs ressources ? Et leurs besoins ?

Le baromètre révèle que les 15-24 ans ont plus que jamais besoin de soutien financier de la part de leurs proches afin de poursuivre leurs études et se lancer dans la vie active. Dans ce contexte contraint, s’ils ont une bonne connaissance des produits d’épargne, ils sont peu nombreux à vouloir épargner dans l’année à venir.

Dans le cadre de son dernier baromètre publié au mois de juillet, la mutuelle de prévoyance Carac fait le point sur la situation financière des 15-24 ans.

« Depuis la 1ère édition de cette enquête1 lancée en 2015 sous l’impulsion de notre Directeur Général Jean-Jacques Berthelé, nous observons chaque année les différentes pratiques d’entraide financière au cœur des familles et leur anticipation de la perte d’autonomie. Enfin chaque année, nous ajoutons à cette étude un second volet afin de mieux cerner les évolutions sociétales. Cette année, nous avons souhaité nous intéresser aux 15-24 ans2, leur rapport à l’argent et à l’épargne. Quel est le poids de l’entraide familiale dans leurs modes de vie ? » déclare Bernard Altariba, Directeur des adhérents à la Carac.

Premier enseignement du baromètre Carac 2018 : les 15-24 ans ont un bon moral.

En effet, 67 % d’entre eux expriment ressentir bien-être, confiance et enthousiasme. Si ce sentiment varie selon le sexe (70 % côté jeunes hommes et 63 % côté jeunes filles), il faut noter cependant que 51 % des jeunes filles expriment également des sentiments négatifs comme la méfiance, la lassitude, la peur et la morosité. Si l’on y regarde de plus près, cet optimisme a aussi tendance à fléchir chez les jeunes âgés de 23/24 ans. Ils ne sont que 60 % à exprimer ces sentiments alors que chez les plus jeunes de cette tranche d’âge (15-17 ans), la part monte à 69 %. Pourtant les jeunes sont impactés par la crise. S’ils sont 86 % à en avoir entendu parler, 54 % d’entre eux déclarent qu’eux ou leur entourage ont été touchés, plus particulièrement les plus de 20 ans (63 %).

Le baromètre Carac apporte également des informations sur le mode de vie des lycéens et des étudiants.

Aujourd’hui, la plupart des jeunes vivent chez un membre de leur famille. Ainsi, ils sont 67 % à vivre chez un parent, 33 % en appartement en couple, en colocation ou plus rare en résidence universitaire. En revanche, seulement un jeune sur trois vit seul.

Premier poste de dépenses des 15-24 ans : le loyer.

Le premier poste de dépenses des 15-24 ans qui vivent seuls est le loyer, dont le montant moyen est de 500 € par mois. Pour faire face à cette dépense, les jeunes Français doivent être soutenus. Ils sont 50 % à percevoir des aides personnalisées au logement (APL). 28 % sont aidés financièrement par un parent et 6 % par un proche.

Ils ont également recours à une activité salariée et sont 52 % à travailler… entre 6 heures et 35 heures par semaine. Toutefois, ce revenu salarié partiel et l’aide financière (APL, parent ou proche) ne les mettent pas à l’abri d’une situation économique difficile. 56 % d’entre eux n’ont plus que 300 € par mois pour vivre une fois les charges payées, et 71 % déclarent avoir déjà renoncé à une dépense au cours des 12 derniers mois (vêtements et loisirs en 1er lieu).

Des études difficiles à assumer financièrement

Second poste de dépenses des 15-24 ans, le coût des études est également analysé dans ce baromètre. 43 % des personnes interrogées déclarent qu’une année d’étude coûte 1 000 € ou plus. A cela, il faut ajouter le coût annuel de la vie étudiante qui pour 48 % des étudiants est estimé à
5 000 € ou plus.

46 % des jeunes interrogés déclarent ressentir des difficultés financières pendant leurs études supérieures (14 % une fois, 32 % à plusieurs reprises). Ces difficultés peuvent provoquer l’arrêt des études : sur 28 % des jeunes qui déclarent devoir les interrompre avant la fin du cursus, 24 % le feraient en raison de problèmes d’argent.

Dans ce contexte, 2/3 des jeunes Français (61 %) bénéficient aujourd’hui d’une aide financière : 41 % de la part d’un proche (leurs parents en majorité), 21 % de la part d’un organisme.

Celle-ci est perçue mensuellement dans 53 % des cas et est versée sous forme d’espèces dans 69 % des cas. Une autre solution est celle du versement sur un contrat d’épargne (8 %) ou via une donation (5 %). Le montant moyen de cette aide est de moins de 500 € et sert aux dépenses courantes (19 % pour les courses, 18 % pour le loyer et les charges).

L’épargne, un recours peu envisagé par les jeunes

Ainsi, si les ¾ connaissent des produits financiers d’épargne et s’ils sont 50 % à en posséder (Livret jeune, livret A), seuls 25% ont l’intention d’y souscrire dans les 12 prochains mois. En revanche, ils doivent avoir recours à  l’emprunt. Plus de 4 jeunes sur 10 empruntent un montant moyen de 10 000 € qu’ils souhaitent rembourser dans un délai de 2 à 10 ans. Ils sont amenés à emprunter pour acheter une voiture (43 %), leur logement (38 %), poursuivre leurs études (27 %).

Les chiffres clés sur les jeunes Français et l’argent en 2018

  • 54 % des jeunes ou leur entourage impactés par la crise
  • 24 % des jeunes doivent interrompre leurs études par manque de moyens
  • 1 jeune sur 3 vit seul et doit être aidé pour payer son loyer
  • 1 tiers déclare payer un loyer mensuel de 500 € ou plus
  • 52 % doivent travailler entre 6h et 35h par mois pour payer leur loyer
  • 46 % déclarent faire face à des difficultés financières durant leurs études
  • 53 % reçoivent une aide financière régulière chaque mois
  • Le montant moyen de cette aide est de 500 € par mois
  • Seulement 25 % des jeunes ont l’intention de souscrire à un produit d’épargne dans l’année à venir

 
Pour recevoir l’intégralité de ce baromètre Carac de l’entraide familiale© et son enquête sur les jeunes Français et l’argent, merci de contacter le service de presse de la Carac carac@supr-agency.com
 

(1) Cette étude confiée à Opinionway a été menée entre le 11 et le 23 avril 2018, auprès de 1 000 personnes entre 18 et 75 ans, issues d’un échantillon national représentatif de la population française selon la méthode des quotas. Elles ont répondu à un questionnaire auto-administré en ligne (système CAWI - Computer Assisted Web Interview). Les 18-34 ans représentaient 29 % des répondants, les 35-54 ans 40 %, les 55-75 ans 31 %.

(2) Ce focus réalisé par Opinionway a été mené entre le 6 et le 23 avril 2018, auprès de 1000 personnes entre 15 et 24 ans, issues d’un échantillon national représentatif de la population française selon la méthode des quotas. Elles ont répondu à un questionnaire auto-administré en ligne CAWI.