La liberté d’adhésion

Partie2
Les mutuelles réunissent des personnes qui en ont fait le choix. Par ailleurs, l’accès est dit universel. Les mutuelles ne sélectionnent pas leurs adhérents, sur des critères médicaux par exemple, et les traitent tous de manière équitable.

L’indépendance

Les mutuelles sont des regroupements de personnes indépendants des pouvoirs politiques, syndicaux ou financiers.

Un fonctionnement démocratique

Un adhérent égale une voix. La propriété de l’entreprise est commune à tous les adhérents. Ils sont invités à participer à la vie de la mutuelle. Ils peuvent voter directement lors de l’assemblée générale, ou être représentés par des délégués bénévoles et élus. Ils se réunissent, au moins une fois par exercice, pour se prononcer sur les comptes et la stratégie du conseil d’administration, lui-même élu et bénévole.

La transparence

Les mutuelles ont un devoir d’information et de communication auprès de leurs adhérents. Les garanties proposées par les organismes doivent posséder des mécanismes facilement compréhensibles.

Un but non lucratif 

A la différence des sociétés de capitaux, dont l’objectif est la rémunération de leurs actionnaires, les mutuelles sont la combinaison d’une association de personnes et d’une entreprise, dont les adhérents, sont non seulement apporteurs de capitaux, mais également utilisateurs des services de l’entreprise. Les excédents ne sont pas redistribués individuellement sous forme de dividendes. L’activité et le fonctionnement sont guidés par un principe de non-domination du capital, la primauté étant donnée à la gestion du service rendu aux adhérents grâce aux bénéfices dégagés.

Une Fédération pour représenter les mutuelles

La Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF) est une organisation professionnelle défendant les intérêts de la grande majorité des organismes mutualistes. Créée en 1902, la FNMF assure la promotion des activités et des idées des mutuelles qu’elle représente auprès des pouvoirs publics, des acteurs de la santé et de la protection sociale. Elle les aide également à développer leur activité en leur prodiguant des prestations de conseil, un accompagnement dans l’exercice de leurs différents métiers et en formant leurs dirigeants bénévoles. La fédération s’adresse au grand public en coordonnant des campagnes d’information et de prévention sur les sujets de la santé et de la protection sociale.

Les mutuelles, au cœur de l’économie sociale et solidaire

De par leur histoire, leur statut et leurs principes de fonctionnement, les mutuelles s’inscrivent naturellement dans le mouvement de l’économie sociale et solidaire (ESS), tout comme les coopératives ou encore les associations ayant une activité de production. Ces entreprises cherchent à concilier à la fois la performance économique et l’utilité sociale. L’ESS représente actuellement en France 10 % du produit intérieur brut, et environ 12 % des emplois du secteur privé, soit 2,36 millions de salariés. En juillet 2014, la Loi ESS a été adoptée afin de mieux structurer le secteur et soutenir le développement local.