Bien souvent, les contrats d’assurance prévoyance vont plus loin et proposent d’étendre la couverture de l’assuré au-delà de son seul décès.

Ce type d’assurance vient compléter les prestations de base servies par la Sécurité Sociale pour les salariés, ou le régime de base obligatoire pour les Travailleurs Non Salariés.

Les prestations versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie

La prévoyance commence par la prise en charge des accidents de la vie active ou du décès par le biais des branches santé ou retraite des différents régimes de la Sécurité sociale (Assurance maladie, Assurance Retraite ou RSI, par exemple). Son objectif est d’indemniser une éventuelle incapacité de travail, l’invalidité ou le décès prématuré. On distingue trois types d’aide, fonction de sa situation personnelle :

  • Pour les salariés du secteur privé : il est versé au(x) bénéficiaire(s) un capital décès d’un montant de 3 415 € répartis proportionnellement en fonction du degré de parenté.
  • Pour les fonctionnaires : il est versé au(x) bénéficiaire(s) un capital décès dont la somme diffère que la personne soit encore en activité ou non. Si le décès survient après le départ à la retraite, le capital versé est de 3 415 € alors que si le fonctionnaire est encore en activité, le capital s’élève à 13 660 € majoré sous certaines conditions.
  • L’allocation veuvage : sous certaines conditions (âge, ressources, situation du conjoint décédé…) le conjoint peut prétendre à une allocation mensuelle d’un montant de 607,54 € maximum.

Les contrats de prévoyance collective

Le deuxième socle de la prévoyance collective est dit complémentaire. Cette couverture est proposée par les entreprises à leurs salariés de manière obligatoire ou facultative en fonction de chaque convention collective. Elle est gérée par les institutions de prévoyance, les mutuelles ou les sociétés d’assurance et propose une couverture à tous les salariés, quel que soit leur poste. Cette adhésion permet de bénéficier, selon les contrats, d’une meilleure prise en charge en cas d’incapacité de travail, d’invalidité, de dépendance ou de décès.

Malgré leurs avantages, les contrats collectifs peuvent s’avérer insuffisants dans certaines situations. En effet, en cas de rupture du contrat de travail, la couverture du salarié n’est valable qu’une année après son départ de l’entreprise. D’autre part, même lorsqu’elle court, la couverture, elle-même peut être remise en question. Il s’agit bien souvent de besoins globaux et non personnalisés. Les prestations proposées peuvent donc être insuffisantes ou inadaptées en fonction de chaque individu. Enfin, la prévoyance collective ne concerne pas les travailleurs non-salariés (TNS) qui sont donc obligés de trouver une autre solution pour s’assurer en cas de décès ou d’invalidité.

Les assurances individuelles facultatives

Contrairement à l’assurance collective, les contrats individuels d’assurance prévoyance sont facultatifs. L’objectif de la prévoyance individuelle est de compléter les prestations obligatoires et ainsi maintenir un certain niveau de vie et de confort pour l’assuré principal et sa famille en cas de coup dur : perte d’activité pour raison de santé, accident, maladie grave, invalidité, situation de dépendance ou décès.

Le principe est à peu près toujours identique selon les offres d’assurance, comme l’assurance temporaire : une phase de versement de cotisations pour couvrir le ou les risques choisis. Puis, s’ils viennent à se réaliser, l’assureur procède au versement d’un capital ou d'une rente, assorti, le cas échéant, d’une aide en nature.