Ce statut donne notamment la possibilité de bénéficier d’un congé de proche aidant. Ce congé, entré en vigueur au 1er janvier 2017, permet à un salarié du secteur privé (les fonctionnaires bénéficient déjà d’un dispositif analogue) de réduire ou de suspendre son activité professionnelle durant une durée (continue ou fractionnée) maximum de 3 mois (renouvelable tous les ans) pour s’occuper d’un proche dépendant. L’employeur ne peut pas refuser. L’emploi est garanti. En revanche, le congé n’est pas rémunéré.

La loi ASV a également instauré un « droit au répit » de l’aidant. Ce nouveau droit vise à permettre à l’aidant de s’absenter quelques jours pour pouvoir respirer. Durant son absence, la personne dépendante peut être hébergée dans un accueil de jour ou de nuit, en hébergement temporaire dans un Ehpad, en accueil familial géré par le département ou en relais domicile. Pour financer ces solutions d’hébergement, une aide au répit d’un montant de 500 euros par an peut, sous certaines conditions, être attribuée.

Enfin, des plateformes locales d’accompagnement et de répit ont été mises en place. Il en existe plus d’une centaine répartie sur l’ensemble du territoire. Leurs coordonnées sont disponibles sur le portail Internet public www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr. Ces plateformes proposent gratuitement, ou en contrepartie d’une contribution financière de l’aidant, des informations sur les pathologies des personnes dépendantes, un soutien psychologique individuel ou en groupe, des solutions de répit pour quelques heures, des formations sur le rôle de l’aidant, des sorties de groupe entre aidants et personnes en perte d’autonomie.