Pour couvrir ce « reste à charge », il est conseillé de se constituer, en amont, des compléments de revenus. Plusieurs solutions de financement de la perte d’autonomie existent.

L’assurance dépendance

Les assurances dépendance sont des contrats de prévoyance qui proposent le versement de rentes viagères, c’est-à-dire servies jusqu’au décès, en cas de dépendance. Certains contrats prévoient également des prestations complémentaires, comme la prise en charge d’une aide-ménagère ou de conseils juridiques. Attention : certaines assurances dépendance versent une rente uniquement en cas de perte totale et non partielle d’autonomie. Surtout, si l’assuré ne tombe pas en dépendance, il ne peut pas récupérer ses cotisations. Il aura alors cotisé à fonds perdus.

L’assurance vie

Certains contrats d’assurance vie proposent en option une garantie dépendance. Cette option payante peut être activée à condition d’avoir opté pour une sortie du contrat non pas en capital, mais en rente viagère. En cas de dépendance, la rente servie est majorée. Dans le cas contraire, l’option aura été payée pour rien.

D’autres contrats d’assurance vie, comme celui de la Carac, prévoient une sortie classique en capital assortie de services d’assistance permettant de se prémunir contre la perte d’autonomie. Si l’assuré tombe en dépendance, il peut alors bénéficier, ainsi que ses proches, de services spécifiques, tels qu’une aide à l’aménagement du domicile par un ergothérapeute, un soutien psychologique ou encore un bilan des aides financières possibles.

Contrairement à une assurance dépendance, le souscripteur peut effectuer des rachats à tout moment et récupérer ainsi ses cotisations majorées des intérêts annuels et des éventuelles plus-values. Grâce à la clause bénéficiaire, il peut désigner les personnes de son choix qui percevront les fonds à son décès.