Pour éviter ces risques, il est préférable d’enregistrer un testament chez un notaire. Le document sera alors placé dans le coffre-fort de l’étude notariale, ce qui est plus sûr. Surtout, il sera inscrit au Fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV). Au décès, le notaire en charge de la succession commencera par consulter le FCDDV. Il pourra ainsi prendre connaissance des dernières volontés du défunt même si celui-ci est décédé dans une autre commune que celle où a été enregistré le testament.

Il existe différents types de testament. Le testament « olographe » (entièrement écrit à la main) est une simple lettre confiée au notaire. Le testament « authentique » est nettement plus difficile à contester car il est rédigé par le notaire sous la dictée du testateur en présence d’un autre notaire ou de deux témoins. Enfin, le testament « mystique » est rédigé par le testateur, puis remis à un notaire en présence de deux témoins, mais dans une enveloppe fermée et cachetée. L’officier ministériel ne peut donc pas vérifier les incompatibilités juridiques du document qui peut déboucher sur une contestation par les héritiers.

Dans tous les cas, il faut veiller à être le plus précis possible. Les bénéficiaires doivent être mentionnés par leurs prénom, nom et adresse. Idem pour les biens à léguer. S’il s’agit d’un logement, il faut spécifier si c’est un appartement ou une maison, sa superficie, sa composition (nombre de pièces, place de parking, dépendance…) et son adresse.

 

Un registre pour refuser le don d’organes

Depuis la loi Caillavet du 22 janvier 1976, tout citoyen français est considéré comme donneur potentiel d’organes sauf s’il exprime son refus. Dans les faits, les médecins consultaient systématiquement les proches pour connaître les intentions du défunt, ce qui débouchait sur une demande refusée sur trois. Depuis le 1er janvier 2017, les personnes âgées de 13 ans et plus qui refusent de donner leurs organes doivent s’enregistrer sur le site www.registrenationaldesrefus.fr. Si elles ne l’ont pas fait ou si elles n’ont pas laissé une lettre exprimant leur refus, les familles ne peuvent plus désormais s’opposer théoriquement au prélèvement d’organes.