L’immobilier

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Tout le monde est d’accord avec ce postulat : acquérir sa résidence principale constitue la première préparation à la retraite. Alors que le paiement d’un loyer peut représenter jusqu’à 50% du budget d’un ménage, ne plus à avoir à en verser au moment de la retraite permet de compenser la baisse de revenus après la vie active.

De plus en plus de retraités comptent sur la vente de leur bien immobilier pour payer leur hébergement en maison de retraite. Certains optent pour la vente en viager qui leur permet de bénéficier d’une rente viagère (jusqu’à leur mort) qui s’ajoute à leurs retraites de base et complémentaires. D’autres, aux moyens financiers plus importants, se lancent dans l’immobilier locatif qui leur permet de percevoir des loyers.

Mais tout le monde ne dispose pas des moyens financiers pour acquérir sa résidence principale. D’après l’OCDE, 23% des retraités français ne sont pas propriétaires...

L’assurance vie

L’assurance vie est bien adaptée pour préparer sa retraite et les Français ne s’y trompent pas puisqu’ils citent la retraite comme leur première motivation de souscription.

Sa sécurité, sa souplesse, et sa fiscalité avantageuse, font de l’assurance vie un placement privilégié pour préparer sa retraite. Elle permet notamment à tout moment de bénéficier de son épargne sous forme de capital ou de rentes viagères.

Le PERP

Le plan d’épargne retraite populaire (Perp) a été instauré par la loi Fillon de 2003. Il est ouvert à tous, y compris aux non actifs.

Comme tous les produits retraite, ils donnent lieu, au moment du départ à la retraite, à une sortie en rentes viagères, c’est-à-dire versées jusqu’au décès. Depuis la réforme des retraites de 2010, il est possible de débloquer 20% de l’encours en capital. Le Perp est également le seul produit d’épargne retraite individuelle à proposer une sortie à la retraite à 100% en capital en cas d’acquisition d’une résidence principale.

La fiscalité du Perp est avantageuse puisqu’il permet de déduire les versements effectués durant l’année de ses revenus imposables. La déduction doit toutefois être comprise dans le « plafond d’épargne retraite ». Celui-ci s’élève à 10% du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) de l’année d’avant si le souscripteur ne dispose pas de revenus professionnels et à 10% des revenus professionnels de l’année précédente dans la limite de 80% du Pass s’il en dispose.

Ce plafond est individuel, ce qui signifie qu’il peut être doublé dans le cas d’un couple marié ou pacsé qui remplit une déclaration commune de revenus. Mieux : le plafond peut être « mutualisé ». Si l’un des conjoints n’atteint pas son plafond, il peut faire bénéficier à son conjoint de son reliquat. À noter également : si le souscripteur d’un Perp n’a pas utilisé la totalité de ses déductions fiscales dans le cadre du plafond d’épargne retraite, il peut reporter le solde dans sa déclaration de revenus de l’année suivante et jusqu’aux trois années d’après.