Claude Tarall et Jean-Jospeh Marage ont remis à Gaston Mariotte le journal du jour de sa naissance.

 
Né le 17 mai 1919, en Lorraine, Gaston Mariotte, est arrêté par les Allemands avec ses camarades pour désertion et refus de rejoindre la Wehrmacht. D’abord promis au peloton d’exécution, il sera finalement déporté vers le camp de Buchenwald où il endurera les pires humiliations : malnutrition, travaux forcés, brimades. Juste avant la libération du camp par les Américains, les SS envoient les survivants pour une ultime marche en direction de la Baltique : une marche de la mort de 500 km. Seuls 300 survivants en reviendront. Gaston pesait alors 30 kg.

Depuis lors, Gaston Mariotte n’a cessé de transmettre l’histoire de ces déportés dans les écoles, les collèges, dans les médias pour que jamais le souvenir ne s’efface.

Il a, par ailleurs, beaucoup œuvré au sein des associations de déportés et s’est investi dans la mutualité combattante, dont l’UMRAC, ancêtre de la Carac dont il est à présent vice-président honoraire.