Claude Tarall et Jean-Jospeh Marage ont remis à Gaston Mariotte le journal du jour de sa naissance.

 

Né le 17 mai 1919 en Moselle redevenue territoire français, Gaston Mariotte était, en juin 1943, étudiant en droit à l’université de Strasbourg - repliée alors à Clermont-Ferrand - et résistant au sein du mouvement Combat "étudiant", lorsqu’il a été arrêté, avec ses camarades alsaciens et mosellans lors d’une rafle ayant encerclé la résidence universitaire dite Gallia. Après avoir transité par le camp de Compiègne-Royallieu, il sera déporté fin octobre au camp de Buchenwald, d’où, après une quarantaine au petit camp et ses corvées redoutées à la carrière de pierres, il sera affecté au kommando extérieur Julius à Schönebeck, pour des travaux forcés au sein d’une usine travaillant pour les avions Junkers. Le 11 avril 1945, devant l’avancée des troupes américaines, ce fut l’évacuation en hâte et le franchissement de l’Elbe, pour une « marche de la mort » en direction de la mer Baltique : sur les quelque 470 rescapés abandonné s par leurs gardes au bout de 23 jours, un tiers étaient des Français, dont Gaston Mariotte. Ce n’est qu’après les soins et repos nécessités par leur grave affaiblissement qu’ils pourront être rapatriés par train, via le centre d’accueil de Hazebrouck.

Depuis lors, Gaston Mariotte n’a cessé de transmettre l’histoire de ces déportés dans les écoles, les collèges, dans les médias pour que jamais le souvenir ne s’efface.

Il a, par ailleurs, beaucoup œuvré au sein des associations de déportés et s’est investi dans la mutualité combattante, dont l’UMRAC, ancêtre de la Carac dont il est à présent vice-président honoraire.