Investir en actions, mais pas seulement

Le portefeuille actions est majoritairement composé d’actions cotées, mais également d’actions non cotées, de produits dits « alternatifs » ou encore d’obligations convertibles. Ces dernières sont des produits hybrides bénéficiant de caractéristiques obligataires et actions pour limiter la baisse des prix en cas de chute des marchés et capter une partie significative de la hausse lorsque les marchés sont bien orientés. Les actions non cotées et les produits alternatifs sont peu représentés dans le portefeuille alors que les actions cotées et les obligations convertibles sont majoritaires en portefeuille.

Répartition des actions par type d’actifs

Actions cotées

74 %

Obligations convertibles

9 %

Structurés actions

1 %

Actions non cotées

9 %

Alternatif

6 %

 

Un portefeuille devenu très européen

Nous diversifions également le portefeuille de manière géographique. Autrefois très français, il est désormais très majoritairement investi sur des actions européennes, complétées par d’autres zones géographiques (les États-Unis notamment). Investir en Europe, plutôt qu’en France uniquement, permet d’avoir une moindre dépendance au cycle économique du pays. La France reste toutefois très représentée dans la majorité des fonds dans lesquels nous investissons, en raison du nombre élevé de sociétés cotées, et de leur qualité. Les États-Unis, ayant prouvé leur résilience lors des phases de baisse, ainsi que leur capacité à performer lors des phases de hausse, ont été choisis comme première alternative à l’Europe.

À l’inverse, les pays dits émergents, bien qu’ils réalisent une très bonne année 2017, ont souvent été plus volatils que les autres zones du monde par le passé. De plus, le risque portant sur la variation de la devise n’est en général pas couvert dans les fonds, ce qui vient augmenter le risque lors des phases de stress sur les marchés. C’est la raison pour laquelle, à court terme, nous préférons éviter l’investissement dans les pays émergents. Enfin, nous avons également vendu nos actions sur le Japon afin de réallouer les capitaux vers l’Europe et les États-Unis, dont les performances et perspectives nous semblent plus attractives sur le long terme.

Répartition des actions par zone géographique

Europe

87 %

États-Unis

9 %

Monde

4 %

 

La diversification, une affaire de styles

Afin de multiplier les moteurs de performances, nous sélectionnons plusieurs gérants plutôt qu’un seul. Nous recherchons les meilleurs gérants qui, chacun selon leur spécialité, seront capables d’acheter les titres les plus rentables. La direction du patrimoine de la Carac optimise la gestion de ses capitaux en les allouant, suivant les phases de marchés, à certains types de gérants en fonction de leurs profils. On parle alors de style de gestion.

Celui-ci a un impact significatif sur la performance. On distingue généralement les quatre styles suivants : « croissance », « valeur », « mixte » et « smart-beta ».

Un gérant « croissance » investit, comme son nom l’indique, sur des sociétés à même de connaître une croissance significative de leur bénéfice lors des prochaines années. Ces sociétés sont souvent des sociétés technologiques ou industrielles, qui investissent fortement en recherche et développement, générant ainsi des innovations qui leur donneront un avantage compétitif sur une longue période. En revanche, elles verseront peu de dividendes, préférant les réinvestir dans leur développement. Ce type d’actions a généré des performances solides et une volatilité moindre, sur le long terme. C’est pourquoi nous avons fait le choix de mettre l’accent sur ce type d’approche, qui est aujourd’hui majoritaire dans le portefeuille actions.

Un gérant dit « valeur » privilégiera des sociétés plus matures, mais dont la valeur aura fortement diminué sur la période récente pour différentes raisons (contexte difficile sur son secteur d’activité, changement règlementaire, rupture technologique…). Ce type de gérant recherchera donc les titres dont la baisse a été excessive, et dont la capacité de rebond est importante. Ces dernières années, ce type de fonds étaient majoritairement investi en valeurs bancaires, pétrolières, ou liées au secteur des matières premières. À l’inverse des valeurs de croissance, ces actions tendent à être plus volatiles, plus directionnelles, et sont donc généralement perçues comme plus risquées. C’est la raison pour laquelle la Carac investit moins sur ce type de fonds, ou qu’elle matérialise des bénéfices plus rapidement.

Certains gérants choisissent d’avoir une approche plus globale, dite « mixte », qui leur permet d’investir sur des titres issus de ces deux univers.

Enfin, depuis quatre à cinq ans, un nouveau style de gestion a émergé : le smart-beta. Ce dernier privilégie la sélection de valeurs de manière quantitative, en utilisant des processus informatiques, des algorithmiques. Les gérants de ces fonds ont généralement un profil plus statistique, et leur valeur ajoutée réside dans leur capacité à créer des programmes à même d’optimiser la construction de leur portefeuille. Ainsi, les actifs sur lesquels ils investissent sont plutôt des actifs peu volatils, moins corrélés aux autres valeurs. Leurs algorithmes sont revus régulièrement, afin de réactualiser et d’optimiser les portefeuilles en fonction des conditions de marchés. Nous avons renforcé notre position sur ce genre de fonds depuis deux ans.

Répartition des actions par style de gestion

Mixte

33 %

Valeur

19 %

Croissance

32 %

Thématique

7 %

Smart-beta

8 %

 

Investir sur des entreprises cotées de taille variable

Les fonds sont aussi investis sur des sociétés de tailles différentes. Si les petites et moyennes entreprises cotées apportent souvent un surplus de performance par rapport aux grandes, c’est généralement au détriment de leur liquidité (c’est-à-dire la facilité de les acheter/vendre à tout moment). Ce qui engendre de la volatilité dans certaines phases de marché. Néanmoins, depuis quelques années, les petites et moyennes valeurs tendent à surperformer les grandes de manière régulière pour différentes raisons : politique menée par la BCE, décorrélation par rapport aux grands marchés mondiaux, innovation…). Cette tendance nous a amenés à renforcer leur poids dans notre portefeuille.

Répartition des actions par taille de capitalisation

 

Grandes

33 %

Flexibles

36 %

Moyenne

25 %

Thématique

7 %

Petites

6 %

 

L’importance de choisir le bon moment

L’un des derniers éléments, mais pas le moindre, est l’optimisation du timing d’entrée et de sortie sur les marchés. Pour détenir une position sur le long-terme, nous cherchons à investir sur des points bas afin de moyenner notre prix d’entrée, et d’améliorer notre taux de plus-value. En 2017, nous avons fait le choix de ne pas acheter lors des premiers mois de l’année, pour ne pas investir sur des niveaux trop élevés. Nous avons donc profité de la légère baisse intervenue pendant l’été pour revenir à l’achat.

Concernant la gestion des actions, les enjeux pour la Carac sont de pouvoir faire preuve de réactivité et d’arbitrer le portefeuille suivant les tendances de marché. Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux profils de fonds, afin de diversifier les risques et les sources de performances. Le but est de donner un profil asymétrique au portefeuille pour limiter les baisses, et profiter au maximum des phases de hausse.