Principes de l’allocation d’actifs

L’allocation d’actifs du portefeuille doit répondre à l’objectif de maximiser la performance tout en préservant la solvabilité de la mutuelle et les intérêts des adhérents. Elle est aussi régie par plusieurs contraintes. En effet, la gestion de la Carac doit tenir compte des caractéristiques des contrats gérés par la mutuelle qui sont principalement des rentes et des solutions d’épargne en euros. Ces dernières se caractérisent aussi par leur souplesse (versements libres, possibilité de rachats). Enfin, l’allocation d’actifs répond à des exigences de solvabilité liées à la réglementation Solvabilité II.

Ces objectifs sont atteints en investissant très majoritairement dans des actifs obligataires qui répondent aux besoins de visibilité des flux de trésorerie. Pour augmenter la performance globale du portefeuille, les placements sont diversifiés entre différentes classes d’actifs (les actions et l’immobilier principalement). Cette répartition fluctue dans le temps en fonction des anticipations de rentabilité et de l’évolution de leur valorisation.

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Environnement économique et financier

La croissance toujours soutenue en zone euro, rattrapage de la France

La croissance a conservé un rythme soutenu en janvier, prolongeant la tendance observée fin 2017. Les indices PMI (indicateurs permettant de connaître l’état économique d’un secteur) ont atteint 58,8 en zone euro (contre 55,7 en octobre) et 59,6 en France (57,4 en octobre). L’Hexagone affiche donc une dynamique supérieure à celle de la zone euro, confortant la thèse du rattrapage français. Sa croissance a ainsi été revue à la hausse par l’INSEE en deuxième estimation, à 2,0% pour 2017 contre 1,9% précédemment.

Pour rappel, la croissance en zone euro (dont la révision n’a pas encore été publiée) est estimée à 2,5%. L’inflation en janvier ressort en légère baisse en zone euro, à 1,3% contre 1,4% en décembre. À l’inverse, elle augmente de 0,2% en France par rapport au mois précédent, atteignant 1,4%.

Les marchés actions en forte hausse en janvier, Etats-Unis en tête

Dans ce contexte positif, les marchés actions mondiaux ont entamé l’année 2018 par une forte hausse sur les trois premières semaines de l’année. Le 22 janvier, le CAC 40 a atteint le niveau le plus haut depuis 2008, à 5541,99, en progression de +4,32% par rapport au 31/12/2017 (+4,80% pour l’Eurostoxx 50). Les Etats-Unis ont une nouvelle fois fait office de locomotive pour les actions mondiales en atteignant des niveaux records, le SP 500 affichant une hausse de +7,45% lors de son sommet du 26 janvier, bien aidé par la baisse du dollar.

La hausse des taux se poursuit

Les spéculations autour des banques centrales ont ensuite dominé l’actualité, la croissance soutenue alimentant les anticipations de resserrement monétaire. Lors de sa conférence du 25 janvier, la BCE a déclaré qu’elle voyait « l’inflation sous-jacente augmenter progressivement sur le moyen terme », renforçant les craintes relatives à un arrêt des mesures non conventionnelles dès 2018 (ses achats d’actifs se situent à 30 Mds € mensuels jusqu’en septembre 2018). Très attendue sur le niveau de l’euro-dollar, Monsieur Draghi, président de la BCE est resté évasif, se contentant d’évoquer la source d’incertitude que fait peser la volatilité du taux de change sur l’inflation potentielle. L’euro a aussitôt repris sa marche en avant, franchissant le seuil de 1,25 dollar pour la première fois depuis 2014, et pénalisant une nouvelle fois les marchés d’actions européens par rapport à leurs homologues américains.

En parallèle, les taux ont continué leur mouvement à la hausse, tant sur la dette d’Etat que sur le marché du Crédit, pénalisant le prix des obligations. Le taux 10 ans français s’est ainsi rapproché du seuil des 1% à la fin janvier, quand le taux 10 ans américain atteignait 2,70%.

Pays

 31/12/2017

 31/01/2018

France

0,79%

0,97%

Allemagne

0,43%

0,70%

Espagne

1,57%

1,43%

Italie

1,76%

1,75%

États-Unis 

2,41%

2,70%

La politique d’investissement selon les actifs

Répartition des actifs au 31/01/2018 

Répartition des actifs au 31012018

Actions : mise à profit de la hausse de janvier

Depuis le début de l’année, la Carac a profité de la hausse des marchés pour dégager une partie de l’objectif de plus-values annuelles. Les ventes se sont inscrites dans le cadre d’arbitrages (vente puis achat d’un même montant, afin de conserver une allocation stable). Elles ont porté sur des fonds actions européens généralistes, à la différence des achats, qui ont concerné des fonds « Value », investis significativement en valeurs bancaires. Ces titres ont en effet souffert ces dernières années de l’environnement de taux bas, et paraissent être les plus à-même de tirer profit de la hausse des taux.

La performance très positive des marchés en janvier a permis à la poche d’atteindre 13,42% du portefeuille global. La surperformance du marché américain a quant à elle entraîné une hausse du poids des actions américaines dans le portefeuille actions, à 9,9% désormais. On notera la différence entre Europe et Etats-Unis en termes de moteurs de performance : aux Etats-Unis, les valeurs technologiques continuent d’afficher les plus fortes hausses ; en Europe, ce sont les valeurs bancaires et cycliques, car elles bénéficient du retour de la croissance.

Évolution de la part actions sur 3 ans glissants

31/01/2015

31/01/2016

31/01/2017

31/01/2018

11,70%

12,74%

12,96%

13,42%

Exposition actions par zone géographique

Exposition-actions-par-zone-géographique

Obligations : la hausse des taux est amorcée

Depuis le début de l’année, une partie significative des investissements a porté sur des titres permettant de se protéger contre la hausse des taux (obligations à taux variables) et contre le retour de l’inflation (obligations indexées). Nous avons également profité du mouvement de tension pour nous positionner sur des titres à taux fixe dans de bonnes conditions.

Dans un contexte où la dette d’entreprise nous apparaît trop cher relativement à la dette d’Etat, les titres achetés sont principalement émis par des émetteurs souverains.

Répartition du portefeuille obligataire par ratings au 31/12/2017

Répartition du portefeuille obligataire par ratings au 31122017

 Répartition du portefeuille en valeur boursière au 31/12/2017

Etats (majoritairement Europe, France, Italie, Espagne). Pas d’investissement en Grèce

 40,80%

Agences d'Etats (ex. Caisse d’Etat de l’amortissement de la dette sociale) ou organismes dont l’Etat est l’unique actionnaire 

 11,90%

Entreprises

 47,31% 

Total

 100%

Immobilier

Il n’y a pas eu d’investissements sur la classe d’actifs depuis le début de l’année.

Répartition de la part immobilière (en valeur boursière) au 31/01/2018

Détenu en direct (majoritairement de l’investissement locatif d’habitation)

81,05%

Fonds immobiliers

18,95%

Total

100%

Monétaire : en hausse avec la saisonnalité

Malgré l’investissement d’une partie de la trésorerie en obligations depuis le début de l’année, la trésorerie reste à un niveau supérieur à 5%. La forte collecte de décembre 2017 (effet saisonnalité) n’a pas encore été pleinement absorbée. Rappelons que notre politique financière vise à maintenir la trésorerie à un niveau maximum de 4 %, afin de préserver le rendement de l’actif général.