Pour limiter le nombre de contrats d’assurance-vie en déshérence, la loi du 18 décembre 2007 impose de nouvelles règles et oblige notamment les assureurs à rechercher les bénéficiaires des contrats non réclamés. Explications.
Un contrat d’assurance-vie est en déshérence lorsque l'assuré est décédé, et que l’assureur n’est pas informé de sa disparition ou ne connaît pas le bénéficiaire du contrat. Selon la Fédération Française des Sociétés d'Assurance (FFSA), entre 150 000 et 170 000 garanties seraient ainsi concernées.
Avec la nouvelle loi, les assureurs ont l’obligation de rechercher les bénéficiaires même si leurs coordonnées ne sont pas indiquées dans le contrat. Pour faciliter la démarche, les assureurs ont accès au registre des décès de l’INSEE et disposent d’un délai maximal d’un mois après réception des pièces justificatives pour verser les capitaux aux bénéficiaires décès.
En outre, la procédure d’acceptation des contrats d’assurance-vie par un bénéficiaire a été réformée. Jusqu’au 18 décembre 2007, lorsqu’un bénéficiaire acceptait le bénéfice du contrat, rachats et avances, entre autres, ne pouvaient être effectués sans son accord. Désormais, pour que l'acceptation soit valide, l'accord de l'assuré est requis. Ce dernier peut la refuser s’il souhaite pouvoir disposer de ses fonds en toute autonomie ou se réserver la possibilité de modifier sa clause bénéficiaire. Le bénéficiaire est néanmoins informé de l’existence du contrat.
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