Une construction sous contrainte

L’allocation d’actifs du portefeuille doit répondre à l’objectif de maximiser la performance tout en préservant la solvabilité de la mutuelle et les intérêts des adhérents.

Elle est aussi soumise à plusieurs contraintes. En effet, la construction du portefeuille doit tenir compte des caractéristiques des contrats gérés par la Carac qui sont principalement des rentes et des solutions d’épargne en euros. Ces dernières se caractérisent aussi par leur souplesse (versements libres, possibilité de rachats). Enfin, l’allocation d’actifs répond à des exigences de solvabilité liée à la réglementation Solvabilité II.

Ces objectifs sont atteints en investissant très majoritairement dans des actifs obligataires qui répondent au besoin de visibilité des flux de trésorerie. Pour augmenter la performance globale du portefeuille, les placements sont diversifiés entre différentes classes d’actifs (les actions et l’immobilier principalement). Cette répartition fluctue dans le temps en fonction des anticipations de rentabilité et de l’évolution de leur valorisation.

 

Allocation d’actifs au 28 février 2017

allocation_actifs_280217

 

Une allocation stable

Sur un an glissant (février 2016 – février 2017), l’allocation d’actifs est assez stable. La part des actions dans le portefeuille a été stabilisée, en raison notamment des contraintes règlementaires. La part des obligations diminue, quant à elle, d’environ 3 % en raison de l’effet de la remontée des taux sur les valorisations (le cours des obligations baisse lorsque les taux montent), du manque d’opportunités sur le marché, les titres étant devenus trop chers en 2016. Cela profite à l’immobilier et surtout au monétaire. Aujourd’hui, l’objectif est de réduire la trésorerie, et donc la part du monétaire, en profitant de la tendance à la hausse des taux, commencée à la fin de l’année passée. Depuis septembre 2016, les taux d’intérêts notamment souverains sont remontés aux Etats-Unis et en Europe (de 0,10 % à 0,89 % sur l’OAT française à 10 ans par exemple).

 

Comparaison de l’évolution de l’allocation (de février 2016 à février 2017)

comparaison_evolutions_allocation

153 millions d'euros

C’est le montant net investi en 2016. Les flux sont positifs sur le monétaire (+105 millions d’euros), l’obligataire (+52 millions d’euros) et l’immobilier (+9 millions d’euros). A l’inverse, l’alternatif (-11 millions d’euros) et les actions (- 2 millions d’euros) ont connu un désinvestissement.