La vieille Europe ravagée

Lorsque les armes se sont enfin tues, au-delà d’un continent entier totalement traumatisé, c’est toute une population qui s’est retrouvée face à un nouveau péril. Une génération d’hommes fauchée, des survivants bien mal en point, c’est à chaque fois une famille entière qui doit acquitter un nouveau tribut au prix de sa plus élémentaire subsistance, de sa simple survie économique. Un tribut financier, caché, silencieux, et ignoré, après le tribut humain.

La naissance de la solidarité combattante

Rapidement, la bataille s’engage, sous forme de débat législatif cette fois, pour permettre une forme de protection aux anciens combattants et à leur famille. Après de nombreux projets et rebondissements, la Retraite Mutualiste du Combattant est née de la loi du 4 août 1923, garantissant aux combattants survivants de la Première Guerre mondiale des ressources de subsistance, en échange du sacrifice concédé pour défendre la Patrie.
En 1924, la Carac voit le jour pour permettre au plus grand nombre possible de soldats et d’anciens soldats de se constituer un complément de retraite.

Une mutuelle au service de tous

Progressivement, la Carac évolue en s’ouvrant à un public plus large. Ainsi, en 1988, la Carac élargit l’accès à ses produits en matière de rente viagère. Puis en 1997, la Carac se lance dans le domaine de l’épargne en développant le Compte Épargne Carac, qui représente – encore aujourd’hui – sa garantie phare. La Caisse autonome de retraite des anciens combattants devient en 2002 la Carac et entérine ainsi ses orientations récentes.
Fière et très attachée à son identité liée à la défense des intérêts des combattants, la Carac créé en 2011 sa fondation d’entreprise qui aura en charge de conserver et faire vivre son lien très particulier avec l’Histoire.